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« De la détermination politique à l’engagement militaire : les aspects politico-militaires des opérations »

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Premier temps fort du colloque « Regards sur une année d’engagements opérationnels » du 22 novembre à l’Ecole militaire, la table ronde d’ouverture avait pour objectif de mettre en avant les réponses diplomatiques et militaires à la volonté politique. Le ministre a ainsi souligné la solidité et la pertinence des institutions françaises qui permettent, avec la répartition des responsabilités sous l’autorité du Chef de l’État, du ministre d’État chargé des Affaires étrangères et du ministre de la Défense, de répondre efficacement aux crises.

 Il n’y a pas de modèle idéal d’opération, chacune est différente, a rappelé l’amiral Guillaud, chef d’état-major des armées. Ces opérations se préparent et cette mise en œuvre passe tout d’abord par une recherche de légitimité juridique internationale. Aujourd’hui, pas une des opérations de l’Otan ne se fait sans l’aval du conseil de sécurité de l’ONU, a souligné Alain Le Roy, ancien secrétaire général adjoint aux opérations de maintien de la paix de l’ONU. Jean-David Lévitte, conseiller diplomatique du président de la République insistera lui, sur le rôle central de la politique française : Cette année a permis à la France non seulement d’occuper pleinement son rang, mais aussi de faire progresser une certaine conception très française de l’ordre international.(…) nous avons fait vivre par deux fois, en Libye et en Côte d’Ivoire, le concept de la responsabilité de protéger, depuis son adoption en 2005 par le Conseil des Nations Unies.