Accueil » Vidéos » Histoire » De Sarajevo à Kigali : deux années d’interventions extérieures de l’Armée française de fin 1992 à fin 1994.2/3

De Sarajevo à Kigali : deux années d’interventions extérieures de l’Armée française de fin 1992 à fin 1994.2/3

Durée : 649.3 secondes

Bitrate : 0 bits par seconde

nombre de frames : 16232

Codec video : h264

Codec audio : aac

Hauteur : 272 px

Largeur : 368 px

Film retraçant deux années d’interventions extérieures de l’armée française.

La Yougoslavie : en septembre 1991, l’ONU décrète un embargo sur la Yougoslavie. Devant la dégradation de la situation, une force d’interposition, la FORPRONU, est mise en place pour séparer les belligérants et permettre au pays de se relever de cette guerre ; dès avril 1992, la France envoie des militaires en Krajina et en Bosnie Herzégovine pour participer à cette force, avec pour missions de s’interposer, de faire observer le respect du cessez-le-feu et d’apporter une aide alimentaire et médicale à la population civile éprouvée.

Opération “Balbuzard” : pour assurer la protection des éléments français de la FORPRONU, des navires assurent une présence et une veille permanente en mer Adriatique. Parmi eux, le transport de chalands de débarquement (TCD) “La Foudre” peut, dans un délai très court, faire débarquer des troupes d’infanterie en renforts des soldats déjà à terre si le besoin s’en fait sentir. Le dispositif “Balbuzard” comprend aussi une composante aéronavale avec le porte-avions “Clemenceau” et des hélicoptères qui peuvent acheminer des groupes de commandos ; les éventuels blessés peuvent être évacués par les hélicoptères et soignés dans un hôpital de bord complet (chirurgie, radiologie, traitement des brûlés, etc.) d’une capacité de soixante personnes.

Opération “Crécerelle” : partie française de l’opération “Deny Flight”, l’opération “Crécerelle” met en place un dispositif aérien d’attaque, de défense et de transport. Les avions de détection E3F “Awacs” surveillent l’espace aérien de la Yougoslavie ; ils peuvent détecter les moindres mouvements de l’aviation adverse et programmer les missions de ripostes et de renseignement des avions de l’OTAN, au nombre desquels on trouve des Mirage 2000 français postés en Italie, à Cervia et à Istrana.

Gendarmes sur le Danube : dans le cadre de l’Union de l’Europe occidentale (UEO) et de l’embargo voté par l’ONU, des gendarmes français s’assurent en permanence qu’aucun produit transporté par les navires sur le Danube ne ravitaille la Serbie. Pour cela, ils contrôlent tous les convois à l’entrée et à la sortie du territoire serbe.

“Sharp guard” : mission combinée dans le cadre de l’UEO et de l’OTAN, cette opération vise au contrôle total de la navigation commerciale en Adriatique pour le maintien de l’embargo. Des navires de différentes nations, dont la frégate française “Jean de Vienne”, y participent. Les navires marchands sont identifiés et visités par des équipes qui s’assurent de la conformité entre les papiers et la cargaison.

“Allez où l’humanité vous appelle” : en avril 1994, la guerre inter-ethnique opposant Hutus et Tutsis, au Rwanda, a déjà fait quelques 500 000 victimes. La France fait adopter par les Nations Unies une résolution autorisant une intervention militaire. Dès le 24 juin, 2500 soldats français partent pour le Rwanda dans le cadre de l’opération “Turquoise”. Cette mission permet d’établir une zone de sécurité et d’apporter une assistance humanitaire aux réfugiés. Le Service de Santé des Armées y joue un rôle essentiel grâce à ses infrastructures (hôpitaux de campagne) et son personnel (chirurgiens et infirmiers), qui panse des plaies souvent très graves, et réconforte une population dans une grande détresse ; seules les naissances font renaître un souffle d’optimisme.