Histoire du cinéma des armées

Des SCA/SPA à l’ECPAD : l’histoire des soldats de l’image

En 1914, dans l’urgence de la mobilisation générale, et en réaction à la propagande par l’image engagée par l’Allemagne, le gouvernement français autorise, au printemps 1915, la création des sections photographique et cinématographique de l’armée (SPA et SCA), unies en janvier 1917 sous le sigle de SPCA. En 1919, la SPCA reçoit son ordre de dissolution.

En septembre 1939, le ministère de la guerre réactive le service cinématographique de l’armée (SCA). Les reporters filment et photographient alors la « drôle de guerre ». La défaite de juin 1940 entraîne le repli du service en zone libre, œuvrant au profit de l’armée d’armistice. Une partie des opérateurs, parvenus à Londres ou Alger, témoignent des combats d’Afrique du Nord et d’Italie puis de la libération de la France.

Au lendemain de la guerre, en 1946, le SCA est installé au fort d’Ivry-sur-Seine, il reçoit de nouvelles missions et, dès lors, ne cessera d’exister.

En 1961, le service devient l’établissement cinématographique des armées (ECA), puis en 1969 l’ECPA (Établissement cinématographique et photographique des armées).

En 2001, l’ECPA change de statut et devient un établissement public à caractère administratif et adopte alors le nom qu’il conserve depuis : l’Établissement de communication et de production audiovisuelle de la Défense (ECPAD).

En 2013, il accueille au fort d’Ivry la formation aux métiers de l’image, c’est la création de l’EMI : école des métiers de l’image.