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Journal de guerre n°26, semaine du 30 mars 1940.

Durée : 947.9 secondes

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nombre de frames : 23698

Codec video : h264

Codec audio : aac

Hauteur : 268 px

Largeur : 360 px

Les sujets abordés cette semaine :
- la préparation et le vol d’un hydravion,
- en Lorraine, des convois de canons de 194 mm GPF (Grande puissance Fillioux) sur affût chenillé,
- le drapeau des chasseurs à pied,
- la promotion 1940 de Saint-Cyr,
- lors de sa visite aux armées, M. Georges Vanier, ambassadeur du Canada en France, assiste à une cérémonie à Vic-sur-Seille (Moselle),
- le cinéma aux armées,
- une relève et un ravitaillement aux avant-postes,
- un village bombardé en Alsace,
- le ravitaillement d’un poste isolé dominant la vallée du Rhin,
- un entraînement des chasseurs alpins dans les Alpes.

Préparation d’un hydravion.
Préparé puis transporté par grue, un hydravion d’exploration maritime à grande distance Latécoère 521 s’apprête à effectuer sa patrouille quotidienne. (1)

Convois de canons de 194 mm GPF sur affût chenillé.
Un convoi de canons de 194 mm GPF (Grande puissance Fillioux) sur affût chenillé progresse longuement, n’hésitant pas à écraser les arbres lui faisant obstacles. Ses qualités, alliant rapidité et puissance, sont particulièrement vantées. (2)

Drapeau des chasseurs.
Sur une plaine, un bataillon de chasseurs à pied reçoit la garde du drapeau.

Promotion 1940 de Saint-Cyr.
Baptisée “Amitié franco-britannique”, la promotion 1940 de l’Ecole spéciale militaire (ESM) de Saint-Cyr participe à une prise d’armes à Saint-Cyr-l’Ecole. Les élèves sont passés en revue par des officiers britanniques et français avant de défiler.

Visite aux armées de M. Georges Vanier, ambassadeur du Canada en France.
M. Vanier, ambassadeur du Canada en France, rend visite aux armées. Accompagné du général Requin, commandant la 4e armée, il assiste d’abord à un défilé sur la place d’un village (3). En sa présence, Madame de Carrugia (4), présidente d’honneur de l’Oeuvre des voitures sanitaires au front, reçoit de 2 jeunes filles en tenue traditionnelle un bouquet de fleurs, tandis que le commentaire se félicite de l’effort de guerre canadien, près de 100 000 hommes et plus de 100 millions de dollars de dépenses pour les 6 premiers mois du conflit.
Le général Requin et Madame de Carrugia passent ensuite en revue, avant de les voir défiler, des ambulances Matford, don de l’Oeuvre aux armées (5). Le transport des blessés est également assuré par les escadrilles sanitaires, dont une est filmée en vol.

Cinéma aux armées.
Le Service d’information et de cinéma de l’armée propose des séances cinématographiques aux soldats mobilisés. Grâce à des camions, le matériel de projection est acheminé dans les cantonnements, comme une grange de ferme, les salles de cinéma ou les casemates. Sont ainsi projetés plusieurs films dont seuls le public et les affiches sont visibles à l’image : “Le million”, “Pépé le Moko”, “Battements de coeur”, “Le mioche”, “Gunga Din”, “César”, “Légion d’honneur”.

Relève et ravitaillement aux avant-postes.
Reliées entre elles par une chanson évoquant Paris, déjà entendue dans le reportage précédent, diverses séquences se succèdent : convoi muletier, travaux de casemates, patrouille gravissant un chemin en pente et progression de chasseurs alpins.

Un village bombardé.
Dans un village bombardé, des soldats récupèrent du mobilier dans les habitations endommagées puis se rendent dans l’église également atteinte, alors que se font entendre quelques notes du Requiem de Gabriel Fauré. (6)

Ravitaillement d’un poste isolé.
Accompagné de mulets, un groupe de soldats ravitaille un petit poste isolé qui domine la vallée du Rhin. Au pied du piton rocheux, au sommet duquel se tient le poste, les mulets sont déchargés et le ravitaillement se poursuit à dos d’hommes, dont certains sont revêtus de peaux de moutons, qui empruntent un sentier en lacets, tandis que retentit une musique aux accents wagnériens. Dans le poste, retranché derrière des sacs de sable, 2 guetteurs observent la vallée.

Entraînement des chasseurs alpins.
Sur d’autres cimes, dans les Alpes, les chasseurs alpins, en tenue blanche, poursuivent leur entraînement : un message est ainsi transmis par pigeon voyageur d’un petit poste à un poste de commandement.

Hydravion en vol. (7)
L’hydravion d’exploration à longue distance prend son envol. Secondant la flotte de guerre, il peut accomplir ses missions : surveiller les navires de commerce, protéger les convois et chasser les sous-marins ennemis. A l’intérieur de l’appareil, chaque membre de l’équipage (navigateur, radio, etc.) est à son poste. L’hydravion survole enfin un cargo, tandis que le commentaire conclut : “Nous savons pouvoir aller vers l’épreuve avec une âme de vainqueur”.

Notes :
(1) Cet appareil appartient à l’escadrille E 6 “Exploration lourde” basée à Lanvéoc-Poulmic, lieu probable du tournage. La détection plan par plan de 1959 précise son nom : “Lieutenant de Vaisseau Paris”.
(2) La légende du reportage photographique correspondant, de référence 4ARMEE 43, indique que l’unité filmée est vraisemblablement le 184e RA (Régiment d’artillerie) de la 4e armée, en Lorraine.
(3) Les légendes des reportages photographiques correspondants, de références 4ARMEE 39 et DG 121, précisent que cette prise d’armes se tient à Vic-sur-Seille (Moselle).
(4) Le commentaire indique bien “Madame de Carrugia” (orthographe incertaine) alors que les légendes des reportages photographiques correspondants, de références 4ARMEE 39 et DG 121, indiquent “Madame de Carbaccio”…
(5) 2 décrets de janvier et février 1940 permettent à de nombreuses oeuvres caritatives françaises, alliées ou neutres, de contribuer à la formation d’unités médicales intégrées au service de santé. Ces unités sont dénommées Sections auxiliaires de transport sanitaire (SATS à 20 voitures). La principale oeuvre française, la Société de secours aux blessés militaires (SSBM), relève de la Croix-Rouge ; elle regroupe l’oeuvre française des Sections sanitaires automobiles du front et les Sections sanitaires automobiles féminines (SSAF).
(6) La légende du reportage photographique correspondant, de référence 5ARMEE 17, situe cette évacuation de mobilier en Alsace.
(7) Il s’agit vraisemblablement de l’hydravion “Lieutenant de vaisseau Paris” filmé dans le premier reportage. Dans ce dernier reportage, l’extérieur de l’appareil est peu filmé, les prises de vues sont essentiellement intérieures et subjectives quand est filmé le navire survolé.

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