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La bataille de Na San dans les archives photographiques de l’ECPAD.

La bataille de Na San dans les archives photographiques de l’ECPAD.

Après plusieurs échecs militaires dans le delta tonkinois en 1951, le général Võ Nguyên Giáp, commandant l’Armée populaire vietnamienne (APVN), poursuit son offensive en pays thaï.

Pour contrer cette avancée du Viêt-minh vers le Laos et recueillir les troupes des petits postes de la région en situation de repli, le général Salan, commandant en chef en Indochine, décide de faire établir un camp retranché à Na San. Menant sur le même front une opération de diversion (opération « Lorraine »), les troupes françaises mettent en place en quelques semaines un important camp retranché doté d’une piste d’aviation. Grâce à un pont aérien ininterrompu, à une importante puissance de feu aérienne et à l’artillerie, les défenseurs du camp retranché réussissent à repousser les assauts de trois divisions du Viêt-minh, entre le 23 novembre et le 2 décembre 1952.

A travers une sélection de 31 photographies, ce portfolio propose de faire découvrir la richesse et la variété des fonds de l’ECPAD consacrés à Na San.

En effet, la production du Service presse information (SPI), organe chargé de la couverture photographique de l’armée française en Indochine, représente 38 reportages, soit plus de 900 photographies consacrées aux évènements de Na San, et conservées dans le fonds Indochine. Les opérations connexes, la construction du camp retranché, son évacuation l’année suivante sont abondamment illustrées. Cette production va servir à communiquer en Indochine, en métropole et à l’étranger sur cette « grande victoire » de l’ère Salan alors que la situation française s’enlise en Indochine.

En outre, une série de photographies en couleur de grande qualité, également réalisées par le SPI et identifiées récemment, vient enrichir le fonds Indochine jusqu’alors uniquement constitué de clichés noir et blanc.

Enfin, des collections entrées par voie extraordinaire (fonds privés, fonds Défense reversés) complètent et questionnent la production institutionnelle de l’armée.

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