La puissance militaire de la France.2/5

Film structuré en cinq parties, présentant un bilan en images, dressé par le général Joffre à l’intention du général Pershing et du peuple américain, sur les actions entreprises par la France « pour défendre la liberté ».

Le prologue met en présence les deux généraux et évoque quelques figures françaises : Raymond Poincaré, président de la République, A. Dubost, président du Sénat, Paul Deschanel, président de la Chambre des Députés, Alexandre Ribot, ministre des Affaires Etrangères, René Viviani président du Conseil, Aristide Briand ancien président du Conseil, Paul Painlevé, ministre de la Guerre, le général Pétain, le général Sarrail, Henri Bergson, le docteur Emile Roux.

La France en armes. « L’armée française à la caserne et au front » raconte comment « un citoyen devient soldat » : entraînement physique et militaire sont de mise. « La vie des troupes près du front »  montre les moments de repos, mais aussi les préparatifs pour le combat : fabrication des défenses, montage d’antenne radio, construction de voies de communication.

« La France entière mobilisée ». Une alternance de séquences filmées, de tableaux statistiques, de rappels historiques et de brèves animations, présente les résultats obtenus dans les domaines de l’agriculture, de l’industrie et du commerce pour le ravitaillement de l’armée ainsi que les capacités d’innovation et de productivité de l’industrie de l’armement. Tous les besoins de l’armée sont couverts par la mobilisation économique : chaussures, vêtements, nourriture, bois, camions de transport, essence, huile. Puis sont énumérées les armes de l’infanterie et les armes de l’artillerie, filmées sur leurs sites de fabrication et sur le terrain. Des intérieurs d’ateliers et des sorties d’usines suggèrent l’ampleur de la main d’oeuvre utilisée dans ces secteurs.

« Aviation et aérostation françaises ». Après une présentation des étapes de la fabrication d’un dirigeable, et celle d’un avion, un catalogue descriptif compare les caractéristiques techniques et les performances des appareils disponibles en 1914 avec celles des appareils en service en 1917. La formation des pilotes répond aux mêmes exigences de professionnalisme : sur un terrain d’aviation, ils reçoivent une instruction théorique puis s’entraînent au tir. Un sémaphore leur transmet les dernières instructions, puis avions ou hydravions, selon les théâtres d’opération, décollent. Sur le front, ballons et avions se complètent pour assurer « la garde de l’air ». De la nacelle d’une « saucisse », un observateur indique par téléphone, aux hommes restés au sol, les mouvements des troupes et l’approche d’avions ennemis. Les batteries anti-aériennes sont éventuellement averties. Si le ballon ne peut être redescendu à temps, l’observateur saute en parachute. Les avions procèdent à des missions de bombardement ou de chasse. En vol, les pilotes croisent des avions français ou ennemis : l’un d’entre eux, pris en chasse, tombe, abattu à la mitrailleuse ; des soldats posent autour des débris fumants.

« La bataille ». Des colonnes de fantassins gagnent les premières lignes et pénètrent dans les tranchées en file indienne. Certains goûtent encore quelques instants de repos mais les guetteurs sont à leur poste, des grenadiers effectuent des tirs, des sapeurs attaquent la paroi d’une galerie avec un marteau-piqueur. L’artillerie entre bientôt en scène : des convois muletiers ou des decauvilles pour les plus grosses pièces, partent des dépôts de munitions. Des colonnes de canons (75 mm et 155 mm de Bange) tirés par des chevaux ou des camions vont prendre position. Des pièces d’artillerie lourde sur voies ferrées sont mises en batterie. Tirs d’obus de tous calibres et explosions se succèdent puis c’est l’attaque ! Dans un PC, des officiers discutent autour de plans. L’oeil rivé sur une montre, les fantassins attendent le signal pour sortir de la tranchée. Plusieurs vagues d’assaut progressent en terrain découvert. Lance-flammes et grenades entrent en action. Les prisonniers allemands sont ramenés derrière les lignes et rassemblés dans un camp, interrogés et nourris. Cette partie s’achève sur un portrait emblématique : « le soldat de la Marne, de Verdun, le soldat français » incarné ici par un fantassin du 60e Régiment d’infanterie.

« Après la bataille ». La prise en charge des blessés permet de présenter les Services de Santé et l’échelonnement de ses différentes structures : le poste de secours, l’hôpital d’évacuation, le train sanitaire et l’hôpital de l’arrière. D’imposants défilés et revues des troupes, des remises de décorations par les généraux Pétain et Humbert mettent à l’honneur les soldats.

Le dialogue entre les généraux Pershing et Joffre s’achève sur un appel à l’aide américaine tout en insistant sur la puissance de la France.

Informations sur la vidéo

  • Date de l'évènement : Avril 1917
  • Lieux : France
  • Évènement : La puissance militaire de la France.
  • Personnes : Bergson Henri, Briand Aristide, Deschanel, Joffre, Mangin, Painlevé, Pershing, Pétain, Poincaré, Sarrail
  • Équipe de tournage : Henri Desfontaines
  • Référence : 14.18 A 124
  • Copyright : SCA : Service Cinématographique des Armées - ECPAD
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