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Le cinéma de l’armée de Vichy (1941-1942)

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Dans les collections cinématographiques relatives à l’armée d’armistice conservées par l’ECPAD, se distingue une série : La France en marche. Ce magazine bimensuel de propagande, qui s’inscrit dans le cinéma voulu par le gouvernement de Vichy, dont les ministères passent commande auprès de sociétés de production autorisées, est produit et réalisé par la société Veka, dirigée par André Verdet-Kléber. La France en marche diffuse ainsi deux séries, l’une centrée sur le maréchal Pétain et les manifestations de l’« ordre nouveau », l’autre sur les activités des provinces françaises. Après le contrôle de la censure (les films, vus en commission, obtiennent alors le label « intérêt national »), les courts métrages sont obligatoirement diffusés, à la suite des actualités filmées. Ils sont produits et distribués à Marseille pour tout le sud de la France et l’Empire.

Les numéros de La France en marche présentés ici (des extraits uniquement), réalisés en 1941, illustrent les valeurs prônées par le gouvernement de Vichy à propager dans la population française comme dans l’armée d’armistice. Tout d’abord, « La cité du muscle », consacré au Collège national de moniteurs et d’athlètes, qui tout en magnifiant l’endurcissement du corps, montre la place prépondérante qui est donnée à l’éducation physique. De même, dans « Les hommes de la neige » qui présente l’École supérieure de ski chargée de la formation de tous les moniteurs de ski en France, le ski français est censé apporter sa contribution au relèvement de la France. « Cadre noir » souligne la rénovation de la formation des officiers et de la troupe afin de réhabiliter l’armée après la défaite de 1940 et d’œuvrer pour le redressement de la France. « Burnous et chéchias » s’attache à montrer l’armée d’Afrique, qui, dans l’Empire, s’entraîne pour la reprise des combats.

Par leur sujet relatif à l’armée et par les correspondances avec les photographies prises par le SCA (Service cinématographique de l’armée), certains films du magazine La France en marche ont probablement été réalisés avec les images tournées par le SCA. Cette hypothèse fait du magazine une sorte de « coproduction officieuse entre le ministère de la Guerre et la société Veka d’André Verdet-Kléber » comme le suggère Jacques Le Seigneur dans son mémoire Histoire du cinéma des armées (1973).