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Reporters en Afghanistan 2003 – 2ème partie

Reporters en Afghanistan 2003 - 2ème partie

La FIAS (force internationale d’assistance à la sécurité ou ISAF, international safety assistance force en anglais) est déployée depuis 2001 en Afghanistan sous l’autorité du Conseil de sécurité des Nations Unies.

La principale contribution du détachement français en 2003 pour les mandats 3 à 6 de l’opération Pamir se compose du BAT-FRA (bataillon français) de la KMNB (Kaboul multinational brigade ou brigade multinationale de Kaboul), forte elle-même d’environ 3500 hommes. Le BAT-FRA doit essentiellement contrôler sa zone de responsabilité, dont les limites évoluent dans le temps, mais qui reste centrée sur KAIA (Kaboul international airport ou aéroport international de Kaboul) et sur les quartiers et axes d’approche au nord de la capitale afghane. Depuis Pamir 2, le cumul des fonctions de REP-France (représentant des forces françaises), d’AD-CON-France (administration control ou contrôle administratif) et de commandant du détachement français de Kaboul par le chef de corps du régiment fournissant l’essentiel du BAT-FRA, garantit l’unicité du commandement des éléments français et confère au REP-France une représentativité claire vis-à-vis de ses correspondants afghans et alliés. Le 8 mai 2003, le colonel Hogard du 3e RPIMa (régiment parachutiste d’infanterie de marine), REP-France Pamir 5, relève le colonel Nuyttens, REP France Pamir 4, chef de corps du 2e RCh (régiment de chasseurs).

Les DIO français (détachement d’instruction opérationnelle) mandats 3 à 6, participant à l’opération Epidote, se succèdent de novembre 2002 à janvier 2004 pour poursuivre la formation des kandaks ou BANA (bataillon de l’armée nationale afghane). Le DIO se recentre ensuite sur la formation des officiers des bataillons 8, 9 et 10, puis vise à celle des seuls officiers d’état-major.

En mai 2003, en marge du sommet du G8 d’Evian, le président de la république Jacques Chirac décide d’engager les forces spéciales françaises dans le sud de l’Afghanistan. Un contingent du commandement des opérations spéciales opère à partir de l’été 2003 dans la région de Spin Boldak.

Le 11 août 2003, l’OTAN prend le commandement de la FIAS, dont les hommes proviennent de 31 pays. L’alliance Atlantique met un terme aux rotations nationales de six mois dans la direction des opérations, et assure dès lors en continu le commandement, la coordination et la planification de la force, fournissant notamment son commandant et un quartier général sur le terrain.

Par la résolution 1510 du 13 octobre 2003 du Conseil de sécurité des Nations unies, les Nations unies autorisent la FIAS à étendre progressivement le champ de sa mission et de ses opérations de Kaboul au reste du pays, et prolonge jusqu’en décembre 2004 son mandat.

Au printemps 2003, après un rappel à l’ordre du président Karzaï, un accord avec les seigneurs de guerre devait permettre la reconnaissance d’un «gouvernement central fort», les gouverneurs de dix provinces afghanes et les principaux chefs de guerre s’engageant à respecter son autorité. Un processus de DDR (désarmement, démobilisation et réinsertion) issu des accords de Bonn de 2001 est mis en œuvre par le gouvernement afghan à partir de juillet 2003 et pour deux années. Les partisans des seigneurs de guerres doivent être désarmés, démobilisés et réintégrés dans la vie civile ou dans les rangs, soit de la nouvelle armée afghane, destinée à devenir la seule force armée du pays, multiethnique et loyale au gouvernement central, soit dans ceux de la nouvelle police afghane ou ANP (afghan national police).

Le 24 octobre le programme de DDR est lancé à Kunduz. Les généraux Dostom et Atta acceptent un désarmement partiel mais fin 2003, ils disposent toujours de nombreux miliciens (environ 200 000 au total, dont 25 000 pour le seul Dostom et quelques milliers pour Ismail Khan). D’autres chefs talibans n’ont pas saisi la main tendue.

Le second portfolio consacré à l’année 2003 témoigne de la présence des reporters de l’ECPAD auprès des troupes françaises stationnées en Afghanistan au printemps 2003 et pendant la visite officielle de Michèle Alliot-Marie, ministre de la Défense, en décembre 2003.

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