Histoire de l’établissement
La Section cinématographique de l’armée (SCA) et la Section photographique de l’armée (SPA) sont créées afin de produire des images au profit de l’armée et du gouvernement.


La SPA et la SCA fusionnent et deviennent
la Section photographique et cinématographique de l’armée (SPCA).
La fin de la Grande Guerre entraîne la dissolution du service devenu Section photographique et cinématographique de la guerre (SPCG). Toutefois, l’activité cinématographique dans les armées perdure dans les années 1920 et 1930 grâce à la création des sections cinématographiques de l’armée, de la Marine et de l’armée de l’Air.

Au début de la Seconde Guerre mondiale, les services cinématographiques de chacune des armées connaissent une importante montée en puissance avec la mobilisation, en particulier le Service cinématographique de l’armée (SCA).
Le SCA de l’armée d’armistice se voit attribuer la mission de contribuer au message du redressement du pays prôné par l’État français dirigé par le maréchal Pétain.
Les Forces françaises libres créent une section cinéma et photographie à Londres pour montrer la France libre au combat et influencer les opinions des pays alliés.


Le SCA crée à Alger une section Afrique du Nord qui, après le débarquement des Alliés, fusionne en 1943 avec le service de la France libre. Ce nouveau SCA couvre la campagne d’Italie, la libération de la Corse et le débarquement de Provence.
C’est au tour du service de l’armée d’armistice de rejoindre les rangs de la France libre. Les opérateurs couvrent la libération du pays et la campagne d’Allemagne.


Par décret du 26 juillet 1946, le SCA devient interarmées et s’implante en 1948 au fort d’Ivry-sur-Seine. En France métropolitaine, les images réalisées contribuent à construire une identité de la défense nationale.
Des reporters sont envoyés en Indochine pour susciter l’adhésion de la nation à un conflit éloigné. Les opérateurs, souvent en première ligne, réalisent des images emblématiques du conflit.


Pendant la guerre d’Algérie, les équipes bénéficient d’un monopole quasi exclusif dans la réalisation des images dites « opérationnelles » mettant en avant le rôle positif de la France dans l’administration du territoire et des populations.
Le service devient l’Établissement cinématographique et photographique des armées (ECPA).
Les équipes de reporters de l’ECPA participent aux opérations à Kolwezi (ex-Zaïre), au Liban ou au Tchad.
Pendant la guerre du Golfe, le système de transmission par satellite des images vidéo analogiques révolutionne les pratiques, permettant aux opérateurs d’envoyer directement leurs images.


L’ECPA devient l’Établissement de communication et de production audiovisuelle de la Défense (ECPAD) et prend sa structure actuelle d’établissement public administratif.
L’École des métiers de l’image (EMI) est créée au sein de l’ECPAD pour assurer la formation des sous-officiers de la filière des métiers de l’image.

L’ECPAD devient service public d’archives audiovisuelles du ministère des Armées.