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Histoire

Dates clés

1915 : Sections Photographiques et Cinématographiques des Armées (SPCA). Création des Sections Photographiques et Cinématographiques des Armées (regroupées en 1917). Dissolution de la SPCA en 1919.

1939 : Service Cinématographique des Armées (SCA). Regroupement des Sections photos et cinéma Terre, Air, Mer au sein du Service Cinématographique des Armées (SCA).

1946 : Installation au fort d’Ivry le SCA devient interarmées et s’installe au fort d’Ivry sur Seine dans le Val de Marne.

1969 : Etablissement Cinématographique et Photographique des Armées (ECPA). Le SCA devenu établissement Cinématographique et Photographique des Armées est rattaché au Service d’Information et de Relations Publiques des Armées (SIRPA).

1998 : Création de la DICoD Le SIRPA devient la Délégation à l’Information et la Communication de la Défense.

2001 : Etablissement de Communication et de Production Audiovisuelle de la Défense (ECPAD). Création par décret du 21 avril 2001 de l’Etablissement de Communication et de Production Audiovisuelle de la Défense (ECPAD), établissement public à caractère administratif sous tutelle du ministère de la Défense (DICoD), avec un conseil d’administration, un directeur et un agent comptable.

Le Fort d’Ivry Vestige d’un patrimoine industriel, architectural et militaire, le fort d’Ivry fut construit de 1841 à 1846 sous le règne du roi Louis-Philippe. Il est aujourd’hui la propriété du ministère de la défense et l’ECPAD (Etablissement de Communication et de Production Audiovisuelle de la Défense), haut lieu de conservation d’archives audiovisuelles et agence d’images du ministère de la défense, y est installé depuis 1946.

Sa construction employa 980 personnes et nécessita la réalisation de profondes fondations et de nombreux piliers de consolidation pour supporter les murs d’enceinte et les casemates. Les galeries qui serpentent sous le fort, longues de deux kilomètres, furent aménagées de 1852 à 1860 pour surveiller les fondations et servir d’abri en cas de bombardement. Ainsi, entre 6 et 10 mètres de profondeur, les immenses galeries voutées témoignent de l’importance de ces travaux.

Pentagone à 5 bastions, en position dominante, d’une superficie intérieure de 10 ha; il est bâti à l’extrémité du plateau ivryen formant un éperon entre les vallées de la Bièvre et de la Seine, qu’il battait sous le feu de ses 94 pièces d’artillerie. Modifié après la guerre de 1870 afin de défendre Paris, il appartient à la première ligne du système défensif imaginé par le général Séré de Rivières, stratège et ingénieur militaire.

Les Fortifs’ En 1840, le gouvernement présidé par Adolphe Thiers décide la construction d’une enceinte pour protéger Paris. Louis-Philippe promulgue la loi, assortie d’un crédit de 145 millions de franc-or.

Avec l’aide de 25 000 ouvriers venus de toute la France, quatre années seront nécessaires pour édifier la plus vaste enceinte urbaine jamais entreprise : 34 kilomètres de circonférence, un mur d’enceinte haut de 10 mètres surplombant un large fossé, un glacis de 300 mètres de largeur, 94 bastions, 62 portes, barrières ou poternes, 8 passages de chemin de fer et de rivières et un système de 16 forts détachés, placés à quelques kilomètres pour constituer une première ligne de défense. Le fort d’Ivry appartient à la zone de défense sud, la plus dense, avec un fort tous les 2 kilomètres. Les Parisiens verront d’un mauvais œil la construction des fortifications, persuadés qu’il s’agit-là d’un moyen de contenir les velléités de révolution.

L’histoire leur donnera partiellement raison : durant les événements de 1848, Insurrection de Paris, 1504 mutins seront emprisonnés au Fort d’Ivry.

En 1870, ce système défensif sera rendu obsolète par les progrès de l’artillerie ennemie à longue portée et la puissance destructrice des obus explosifs. Cette enceinte fut progressivement abandonnée puis rasée à partir de 1919 pour laisser place à une coulée verte, à des équipements sportifs, des habitations et bien plus tard au boulevard périphérique.