En 1841, le gouvernement décide la construction d’une nouvelle enceinte parisienne, l’« enceinte de Paris » ou « enceinte Thiers », dont le fort d’Ivry est l’un des 16 forts détachés.

Longue de 34 kilomètres intra-muros, elle comportera 94 bastions et 17 portes, une voie ferrée de ceinture pour l’approvisionner en munitions, et une ligne de 16 ouvrages extérieurs casematés appelés « forts ». Le fort d’Ivry est bâti à l’extrémité du plateau entre les vallées de la Bièvre et de la Seine, entre les villages d’Ivry et de Vitry. Il a la forme d’un pentagone à 5 bastions. Le chantier débute au printemps 1841, employant 980 personnes pendant quatre ans.

Le fort d’Ivry a été construit sur des galeries souterraines qui permettaient d’extraire la « pierre de Vitry ». Les parois de ces carrières portent les marques du temps et de l’histoire : indications des itinéraires souterrains, graffitis laissés par les carriers. Les « Vive la République » écrits par les insurgés de 1848 et les ancres gravées par les marins en 1870 témoignent d’une occupation plus ou moins continue des galeries. Ces excavations souterraines ont imposé la réalisation de profondes fondations et de nombreuses consolidations pour supporter la masse des murs et des casemates du fort d’Ivry.

Le Service cinématographique des armées s’implante au fort d’Ivry en 1947 après un an de travaux. Chargé de l’instruction, de la formation et de l’information des unités par les moyens audiovisuels, le SCA dispose de bureaux et d’équipements professionnels dédiés à ses missions de production et de conservation des films et des photographies. Ces installations ont suivi l’évolution des techniques et des missions de l’établissement jusqu’à nos jours.